Autres types de dépression

Publié le par Florymawit

  

Bien que nous nous soyons concentrés sur la dépression majeure, sachons que la dépression peut revêtir d’autres formes.

 

- la maniaco-dépression.

Nous avons tous des hauts et des bas ; cependant, chez la personne maniaco-dépressive, les hauts sont très hauts et les bas très bas ! Son humeur va osciller dans le temps entre un pôle haut et un pôle bas ; c’est pourquoi on parle encore de maladie bipolaire. Le pôle haut, appelé phase maniaque, est caractérisé par une euphorie et une hyperactivité (comportement mégalomaniaque) ; le pôle bas est une phase dépressive.

 

- la dysthymie (du grec : difficulté de l’âme).

Alors que la dépression majeure se présente sous forme d’un ou plusieurs épisodes dépressifs majeurs tranchant avec le comportement habituel de la personne, la dysthymie est caractérisée par des symptômes moins sévères mais qui perdurent pendant plusieurs années. Les critères de dysthymie sont présentés en détail dans l’Annexe 1.

 

-la dépression psychotique.

C’est une forme particulièrement sérieuse de dépression, elle relève de la maladie mentale. La personne perd le contact avec la réalité (délire, hallucinations). Ne vivant plus dans le même monde que nous, la personne peut avoir des comportements causant de véritables tragédies, ce que l’on cherchera à éviter par l’hospitalisation.

Nous avons souligné à plusieurs reprises la nécessité d’un avis médical. Pour les raisons qui ont été décrites à propos du déni, ou encore par peur des effets secondaires des médicaments (nous parlerons des antidépresseurs une prochaine fois), certains chrétiens vont prendre prétexte de la foi pour éviter d’aller consulter un médecin : il est important qu’ils examinent leurs réelles motivations. Rappelons d’ailleurs qu’il n’y pas d’opposition entre foi et médecine : l’évangéliste Luc était médecin, ce qui transparaît d’ailleurs dans son évangile, où il rapporte les guérisons opérées par Jésus avec une précision particulière.

« Luc, le médecin bien-aimé, vous salue, ainsi que Démas. » (Colossiens 4:14 )

Certains chrétiens sont des professionnels de la santé psychologique.

Demander de l’aide réclame certes un peu d’humilité mais il n’y a vraiment aucune gloire à « ramer » seul dans son coin et à risquer ainsi que le mal s’aggrave ou se prolonge.

 Annexe 1 : critères de la dysthymie

    A) Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, plus d’un jour sur deux pendant au moins 2 ans. Chez les enfants et les adolescents, il peut s’agir d’une humeur irritable et la durée doit être d’au moins 1 an.

    B) Quand la personne est déprimée, elle présente au moins 2 des symptômes suivants :

-    trouble de l’appétit (diminution ou augmentation)

-    trouble du sommeil (diminution ou augmentation)

-    baisse d’énergie ou fatigue

-    faible estime de soi

-    difficultés de concentration ou difficultés à prendre des décisions

-    perte d’espoir

 

    C) Au cours de la période de 2 ans (1an pour les adolescents) de perturbation de l’humeur, la personne n’a jamais eu de périodes de plus de 2 mos consécutifs sans présenter les symptômes des critères A et B.

    D) La perturbation de l’humeur n’est pas mieux expliquée par un trouble dépressif majeur qui deviendrait chronique ou serait en rémission partielle. Il n’y a jamais eu d’épisodes maniaques ou hypomaniaques. La perturbation ne survient pas uniquement au cours de l’évolution d’un trouble psychotique chronique. Les symptômes ne sont pas imputables aux effets physiologiques directs d’une substance (par exemple une substance donnant lieu à un abus, un médicament) ou d’une affection médicale générale (par exemple hypothyroïdie). Les symptômes induisent une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.

Annexe 2 : les risque de suicide

Voici 10 signes qui peuvent alerter sur un risque de suicide chez la personne :

-    elle est profondément désespérée, anxieuse, agitée ou insomniaque.

-     elle a déjà fait une tentative de suicide dans un passé proche ou lointain.

-    elle a évoqué cette éventualité récemment. Sur 10 personnes qui se suicident, 8 avaient annoncé plus ou moins clairement leur projet.

-    il y a eu des suicides dans sa famille ou son entourage

-    elle a une maladie de longue durée ou incurable

-    elle a subi de nombreuses épreuves ces derniers mois

-    elle a un comportement autodestructeur chronique (alcool, drogue)

-    elle vit seul et a peu de contacts sociaux

-    elle a de graves soucis d’emploi, d’argent (pour les hommes) ou affectifs (pour les femmes)

-    elle montre un calme inhabituel après un temps d’agitation, ce qui pourrait indiquer qu’elle a décidé de passer à l’acte.

 cours du FTS :counselling pastoral

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