Avez-vous réalisé votre impuissance?

Publié le par Florymawit

Avez-vous réalisé votre impuissance?

Jésus a dit: « sans moi vous ne pouvez rien faire. » (Jean 15.5) Cette vérité est essentielle pour notre salut et pour notre sanctification.  Dès que nous l’oublions, nous commençons à dériver vers la prochaine rechute.

Pour être sauvé et avoir la vie éternelle, nous devons reconnaître notre corruption et notre incapacité à nous sauver nous-même.  Celui qui se croit bon et spirituel est perdu à l’avance car il n’a pas compris sa déchéance et la pauvreté de son âme.  Il n’a pas pris conscience de la dépravation absolue de sa nature humaine.  Il n’a pas sondé les profondeurs ténébreuses de ses motifs égoïstes et de son inimitié envers Dieu.  Il n’a pas discerné en lui l’héritage d’Adam: le désir d’être comme Dieu et d’établir sa propre royauté sur terre.  Mais dès que le voile est levé et que nous sommes convaincu de nos péchés, alors le salut nous est accessible car alors seulement nous nous en remettons entièrement à Christ et au sacrifice qu’il a offert pour nous sur la croix.

 Une fois que nous sommes sauvés, cependant, nous commettons souvent une erreur grave.  Alors que nous avions mis notre confiance en Jésus pour notre salut, nous nous appuyons maintenant sur nos propres forces pour notre sanctification.  Nous pensons pouvoir trouver en nous-même les ressources nécessaires pour vaincre notre chair, le monde et Satan.  Si vous êtes actuellement dans cet état d’esprit, il est urgent de reprendre contact avec la réalité.

La vie chrétienne ne se résume pas à une prière de repentance, à un baptême ou à un quelconque rituel qui vous assure la vie éternelle.  On n’entre pas dans la famille de Dieu comme on entre dans un club, en payant simplement les frais d’inscription puis en nous assoyant sur nos acquis.  La vie chrétienne commence par  une porte étroite, qui est celle de la repentance et de la mort à soi-même.  Puis elle se poursuit par un chemin resserré, que peu de gens empruntent, et qui est celui de la vie dans l’esprit.  Cette vie se caractérise principalement par une vie sacrificielle d’amour et de sainteté.  Et cette vie n’est possible que par une dépendance totale envers Dieu et une relation d’intimité avec Lui.

Oh, que notre vision de la vie chrétienne est si souvent indigne!  Nous agissons envers Dieu comme s’il n’était qu’un petit extra, un assaisonnement spirituel pour une vie centrée sur soi et sur les diverses idoles qui cherchent à ravir notre coeur.  Sauf que nous en payons le prix.  Nous demeurons esclaves de la chair car nous refusons de la mettre à mort.  Et alors que notre esprit sait ce qui est juste et bon,  notre vie va dans la direction opposée.  Nous croyons alors qu’il faut mettre plus d’efforts et de volonté.  Mais nous n’obtenons pas de meilleurs résultats.  Pourquoi?  Parce que nous avons oublié que nous sommes impuissants.  Sans Jésus, nous ne pouvons rien.  Nous sommes incapables de la moindre petite vertu.

Peut-être qu’intellectuellement, vous avez saisi ce concept.  Peut-être qu’à l’église, vous chantez: « Je ne suis rien sans toi » ou « J’ai  tant besoin de toi ».  Mais nous pouvons facilement être repu d’une vérité sans toutefois la laisser nous transformer.  C’est là un des attributs de notre nature humaine.  La lumière en  nous peut devenir ténèbres!  C’est pourquoi vous devez approfondir la réflexion et demander à Dieu d’ouvrir votre intelligence.  Vous devez vous demander comment cette dépendance envers Dieu se manifeste concrètement.  Car s’il est vrai que vous reconnaissez votre impuissance, cela doit se refléter dans vos choix quotidiens, dans votre style de vie.

Par exemple, quelle est la première chose que vous avez fait ce matin?  Lire le journal?  Vérifier vos courriels?  Ouvrir la télé?  Si c’est le cas, vous avez oublié votre impuissance.

Souvenez-vous de Pierre.  Pierre étant plein de zèle.  Il affirmait être prêt à mourir pour son Maître.  Mais il avait un peu trop confiance en lui-même.  Il ne réalisait pas sa faiblesse.  Si bien que lorsque Jésus agonisa au jardin de Gethsémané, il s’était assoupi comme les autres disciples.  Et avant que le coq ne chante, il renia Jésus trois fois.

De la même façon, nous finissons par renier Jésus et l’Évangile de la Vérité lorsque nous  nous appuyons sur nos propres forces.  Nous finissons par renier Jésus lorsque nous débutons notre journée sans prière.  Oh, nous sommes bien intentionnés.  Et nous aimons Dieu, assurément.  Mais nous oublions que nous sommes sur un champ de bataille.  Nous oublions ce que Pierre nous a enseigné après s’être relevé :« Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. » (1 Pierre 5.8)

Je ne veux pas vous imposer ici un joug légaliste et vous dire que vous n’êtes un vrai chrétien que si vous priez dès la première heure du jour.  Mais je veux vous exhorter (et m’exhorter moi-même) à demeurer conscient de votre fragilité et de la nécessité d’être étroitement attaché à votre Seigneur et Berger.  Vous pouvez très bien passer une journée entière sans prier et sans rechuter.  Ça m’est arrivé bien des fois.  Mais lorsque nous agissons ainsi, nous agissons avec aveuglement et nous invitons ouvertement le diable à venir détruire ce que Dieu essaie de construire à travers nous.

Dès que vous ouvrez l’oeil, l’enfer prépare un plan pour vous, que vous le vouliez ou non.  Vous êtes dans la mire de l’ennemi.  Alors avant toute chose, placez-vous sous la protection de Dieu.  Ne jouez pas aux héros ou ne misez pas sur la chance.  Bien trop de choses précieuses sont en jeu pour que vous agissiez de façon nonchalante.  Disciplinez-vous et débutez par un temps de prière sérieux et sincère.  Vous en verrez alors les fruits.  Et vous réaliserez que c’est dans votre faiblesse que Dieu révélera sa force.


Jeanlandryjr

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