Bonne place et bénédiction

Publié le par Florymawit

 

Bonne place et bénédiction

 

 

 

Comprendre, entrer et rester dans le plan de Dieu pour notre vie est indissociable de l’affermissement de notre identité.

  Nous avons été créés pour avoir, chacun, une personnalité particulière qui nous permette de faire des choses particulières dans un contexte particulier : celui du plan de Dieu pour notre vie.

Dans cette marche dans le plan de Dieu, notre identité va s’affermir et se révéler. Hors de ce plan, elle va s’affaiblir et rester cachée.

L’histoire de Ruth

Lorsqu’on lit l’histoire de Ruth en la survolant, les causes et effets nous échappent facilement. Si l’on analyse de plus près cette histoire, nous comprenons mieux les choses : Naomi et son mari Elimélek habitaient Bethléhem (« La maison du pain »). Sous la pression d’une famine qui survint, ils décidèrent de quitter leur pays pour aller au pays de Moab.

Dans le contexte du lieu et de l’époque, cela n’était pas bien de quitter la terre que Dieu avait donnée à leur peuple pour le pays des Moabites, un pays d’idolâtres. Mais ils sont partis, plus poussés par la forme de pensée qui veut que ce soit « toujours mieux ailleurs » que par la direction de Dieu.

Nous devons faire attention aux choix que nous faisons sous la pression d’évènements. 

Et c’est l’enchaînement de problèmes et même de drames : Elimélek meurt, puis leurs deux garçons épousent des femmes moabites (dernière chose à faire pour un Israélite craignant Dieu). Et Naomi se retrouve un jour vieillie, humiliée et amère :

Ruth 1 : 13

13 attendriez-vous pour cela qu'ils eussent grandi, refuseriez-vous pour cela de vous marier ? Non, mes filles ! car à cause de vous je suis dans une grande affliction de ce que la main de l'Eternel s'est étendue contre moi.

  

Ruth 1 : 20

20 Elle leur dit : Ne m'appelez pas Naomi; appelez-moi Mara, car le Tout-Puissant m'a remplie d'amertume.

 

En fait, elle croyait même qu’elle était maudite par Dieu. Or, elle n’était pas maudite de Dieu, mais sa situation ouvrait une porte à l’adversaire.

Avez-vous déjà fait de mauvais choix qui ont entraîné des situations qui vous ont rendu amer ? Moi oui !

Naomi apprend que la situation, par contre, s’est retournée dans son pays. Et elle décide d’y REVENIR :

Ruth 1 : 6

6 Puis elle se leva, elle et ses belles-filles, afin de quitter le pays de Moab, car elle apprit au pays de Moab que l'Eternel avait visité son peuple et lui avait donné du pain.

Ce qu’elle fuyait : le malheur, elle l’a trouvé où elle est allée. Et pendant ce temps, la bénédiction était revenue là où elle ne se trouvait plus. Mais c’est quand elle a décidé de revenir (définition du mot « repentance ») au plan original, que la situation a commencé à rebasculer dans l’autre sens :

Sa belle fille Ruth a décidé de rester avec elle pour prendre soin d’elle. Elle a déclaré : « Ton Dieu sera mon Dieu ». On peut imaginer qu’elle a alors concrétisé une conversion en suspens pendant les années passées.

Dans le plan de Dieu, on porte vite du fruit pour le royaume !

Ruth a décidé d’aller glaner des épis dans le champ de Booz.

lle est devenue un instrument pour la restauration de Naomi en faisant le contraire, conduite par l’Esprit, de ce que Naomi avait fait : elle est allée glaner des épis dans le champ qu’il fallait, qui appartenait à la personne qu’il fallait, au moment qu’il fallait.
Booz lui-même, la voyant et apprenant qu’elle était la belle-fille de Naomi, lui dit :

Ruth 2 : 8

8 Boaz dit à Ruth : Ecoute, ma fille, ne va pas glaner dans un autre champ; ne t'éloigne pas d'ici, et reste avec mes servantes.

En d’autres termes : « Ne fais pas comme Naomi qui a quitté le lieu où elle aurait dû rester… Reste à la bonne place ».

Ca ne suffit pas d’aller à l’église, il faut être dans la bonne église. Ca ne suffit pas d’être dans le ministère, il faut être dans le bon ministère ! Ca ne suffit pas de se marier, il faut l’être avec la bonne personne !  Etc.

Booz lui précise encore : « Attache-toi à mes servantes. »

On ne réussit pas sa destinée seul, même au bon endroit, à faire les bonnes choses, il faut s’attacher aux bonnes personnes. Ce « s’attacher » me fait penser au verset de Romains où il est question de « s’attacher à son ministère ».

Romains 12 : 7

7 que celui qui est appelé au ministère s'attache à son ministère; que celui qui enseigne s'attache à son enseignement,

On est appelé à être dans le bon ministère, à faire les bonnes choses

C’est dangereux de rester trop longtemps dans un ministère où Dieu ne nous veut pas ou ne nous veut plus.

Un grand nombre de pasteurs en dépression, et « amers » comme Naomi l’était, l’a expérimenté à ses dépens.

Tant pour Naomi que pour Ruth, étant au bon endroit et dans le plan de Dieu, les bénédictions préparées à l’avance par Dieu, dans et pour ce plan, se sont mises en place les unes après les autres pour elles.

Booz a remarqué Ruth qu’il n’aurait pas vue si elle n’avait pas été au bon endroit (logique !). Naomi et Ruth se sont rendu compte que, comme « par hasard »…

Ruth 2 : 20

20 Naomi dit à sa belle-fille : Qu'il soit béni de l'Eternel, qui se montre miséricordieux pour les vivants comme il le fut pour ceux qui sont morts ! Cet homme est notre parent, lui dit encore Naomi, il est de ceux qui ont sur nous droit de rachat.

Puis, par la suite, Booz demande Ruth en mariage. Et Ruth devient donc la propriétaire du champ même dans lequel elle glanait, la maîtresse des servantes qu’elle accompagnait.

Tout s’est mis en place pour avoir été, être revenu dans le plan de Dieu.

Un enseignement au passage : Booz s’est intéressé à cette femme, non pas seulement parce qu’il l’a vue ou qu’il l’a peut-être trouvée pas mal, mais à cause de la renommée qu’elle avait :

Ruth 2 : 10-12

10 Alors elle tomba sur sa face et se prosterna contre terre, et elle lui dit : Comment ai-je trouvé grâce à tes yeux, pour que tu t'intéresses à moi, à moi qui suis une étrangère ?11 Boaz lui répondit : On m'a rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère depuis la mort de ton mari, et comment tu as quitté ton père et ta mère et le pays de ta naissance, pour aller vers un peuple que tu ne connaissais point auparavant.Lire la suite

Je peux être au bon endroit, à faire les bonnes choses, mais si j’ai semé auprès des autres de mauvaises graines, ça ne m’empêchera pas de récolter de mauvaises graines. Par contre, si je suis en bénédiction aux autres, Dieu me rémunérera selon la loi de la semence et de la récolte.

Un autre enseignement intéressant : pour Naomi, être hors du plan de Dieu était d’avoir quitté son pays.

Mais pour Ruth, c’était le contraire : quitter son pays (Moab) était pour elle le plan de Dieu.

Notre enseignement n’est donc pas «ne quitte pas… ton pays... ton assemblée… etc.», mais NE QUITTE PAS ou reviens DANS LE PLAN DE DIEU POUR TOI.

Les mauvaises bonnes intentions

Ce n’est pas avec une mauvaise intention que Naomi et son mari avaient quitté Bethléhem et Israël. A la rigueur, il se peut fort qu’ils aient eu une bonne intention : apporter un meilleur avenir à leurs enfants.

Mais les bonnes intentions nous perdent lorsqu’elles ne sont pas de l’Esprit mais de la chair. Pierre était plein de bonnes intentions lorsqu’il a dit à Jésus qu’il veillerait à ce qu’Il ne tombe pas aux mains de ceux qui voulaient le crucifier. Il pensait, en toute sincérité, protéger son ami. Or, Jésus lui a répondu : « Arrière de moi Satan ! »

Nos bonnes intentions humaines peuvent être plus dangereuses que les mauvaises. Car, pour ces dernières, on sait qu’elles sont mauvaises. Celles qui sont bonnes, par contre, peuvent nous perdre, parce que le fait qu’elles soient bonnes nous fait penser qu’elles viennent de Dieu.

Or, des intentions humainement bonnes peuvent être spirituellement mauvaises ! L’égarement principal de la plupart des chrétiens que je rencontre ne vient pas de leur désir de mal faire, mais de leur excès à vouloir bien faire. Leur désir humain de faire bien prend le pas sur la direction de l’Esprit qui veut aussi nous conduire à faire bien (bien sûr !), mais pas par le même chemin.

Attention aux mauvaises bonnes intentions ! Elles nous détruisent, car elles viennent de la chair, pas de l’Esprit.

Mais, comme la Naomi du livre de Ruth, il n’est pas trop tard pour revenir sur le terrain de la volonté parfaite de Dieu et de la bénédiction.

Deux expériences proches

Deux expériences qui me touchent directement imagent et résument un peu tout ce qui a été dit.

Ma première fille (Naomi !), il y a plusieurs années, m’a demandé de prier avec elle pour savoir si elle devait s’engager avec JEM.

Nous avons reçu la conviction que oui. Pour chaque école qu’elle a faite dans cette organisation (car elle sentait de continuer dans ce sens),  nous avons prié pour avoir la conviction que c’était bien le plan de Dieu.

Spécialement avant qu’elle ne s’engage pour l’Ecosse. Là, elle a rencontré son mari dont on ne peut douter qu’il lui était préparé par Dieu.

Lui-même a fait sa première école de disciple et a décidé d’aller à JEM, la même année que Naomi, dans un lieu différent. Ils ont fini par se rencontrer en Ecosse.

Voyez-vous, dans le plan de Dieu on fait les rencontres de Dieu qui changent notre vie.

Mon autre fille (Elisa) a vécu deux expériences, l’une formidable et l’autre des plus douloureuses, pour avoir été dans le plan de Dieu à une période et ne plus y avoir été à une autre.

Elle a eu à cœur, suite à certaines rencontres, de s’engager en Norvège dans une organisation qui touche beaucoup de jeunes gens.

Nous avons prié ensemble et reçu que c’était bien ce que Dieu lui demandait. Les portes se sont ouvertes pour elle, au-delà de ce qu’elle pouvait imaginer. Il a été pourvu financièrement, etc.

Peu après, le premier rôle lui était donné dans une comédie musicale destinée à toucher des milliers de jeunes.

L’année suivante, elle n’avait pas de conviction ni pour continuer avec cette organisation ni arrêter et passer à autre chose. Nous avons prié ensemble et avons tous les deux reçu qu’elle ne s’engage pas pour une deuxième année.

Entre-temps, elle est remontée en Norvège, et des personnes « bien intentionnées » (c’était fait avec les meilleures intentions du monde) ont réussi à la convaincre de se réengager pour une année.

Elle en a oublié ce que nous avions reçu clairement dans la prière.

Tout semblait humainement super de nouveau. Or, non seulement il n’a pas été pourvu financièrement, comme l’année d’avant, mais Eliza est tombée gravement malade en cours d’année et en pleine tournée.

Si malade que ma femme a dû monter en urgence en Norvège. Il s’en est suivi une opération très lourde et une longue récupération, etc.  Cette « expérience » a été la plus grande souffrance que nous ayons eue de notre vie.

Voyez-vous, sortir du plan parfait de Dieu, lorsque l’on se trouve en premières lignes dans l’armée de Dieu, a plus de conséquences que si l’on est un « simple » chrétien.

L’adversaire met plus d’efforts à nous détruire, et il a plus de droits pour le faire, lorsque nous nous éloignons du plan de Dieu.

Des gens qui nous veulent du bien peuvent mal nous influencer, car la direction de Dieu est quelque chose de personnel, que doivent confirmer d’autres, mais ils ne doivent pas faire de pression

Quand on n’est pas affermi dans son identité, on va laisser d’autres nous amener à remettre en doute tout ce que l’on a reçu et à changer nos plans.

La suite de l’histoire (car, alléluia, comme pour Naomi il y a une suite de l’histoire) : par la force des choses, ma fille a reconstruit sa vie ici pendant un moment.

Un jour, mon épouse et moi avons été invités comme orateurs par un ami évangéliste à un camp de cinq jours.

Il me dit aussi, plus tard, qu’il venait de recevoir d’offrir le camp à ma fille Eliza si elle voulait venir avec nous.

Ma fille vint donc avec nous au camp où elle  rencontra un jeune évangéliste qui était aussi parmi les orateurs, et avec qui elle s’est mariée.

Nous revoyons dans cette histoire moderne tous les points de l’histoire de Naomi et Ruth : sortie du plan, problèmes graves qui interviennent, retour progressif dans le plan de Dieu, situation renversée, bénédiction qui se réinstalle.

Nous comprenons aussi, à travers tout cela, qu’…
Une chose qui doit caractériser le plan de Dieu, à un moment donné, c’est… la bénédiction !

Je ne veux pas vous enseigner ici que dans le plan de Dieu il n’y a que de la bénédiction et qu’il n’y a pas d’épreuves. Naomi a vu arriver la famine à Bethléhem, c’est pourquoi elle a voulu partir. Jésus a dit que nous aurions des tribulations dans le monde.

Mais, dans le plan de Dieu, la bénédiction est toujours obligée de revenir, parce que ce plan est béni !Elle doit se trouver au rendez-vous !!!

Quelques versets pour confirmer tout cela.

Esaïe 45 : 3

3 Je te donnerai des trésors cachés, Des richesses enfouies, Afin que tu saches   Que je suis l'Eternel qui t'appelle par ton nom, Le Dieu d'Israël.

D’après ce verset, Dieu veut confirmer qu’Il nous a bien appelés à faire une chose en pourvoyant (lorsque nous libérons notre foi évidemment !).

Si la bénédiction ne peut se raisonner dans le sens qu’elle devrait être là vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ce qui est faux, il n’en demeure pas moins que Dieu bénit

Ses plans, le travail de nos mains.

C’est on ne peut plus biblique :

Deutéronome 28 : 1

1 Si tu obéis à la voix de l'Eternel, ton Dieu, en observant   et en mettant en pratique tous ses commandements que je te prescris aujourd'hui, l'Eternel, ton Dieu, te donnera la supériorité sur toutes les nations de la terre.

La bénédiction peut donc devenir un critère pour savoir si nous faisons les bonnes choses et de la bonne façon, par rapport au plan de Dieu.

Cette bénédiction se répand dans quatre domaines particuliers :

Deutéronome 30 : 9

9 L'Eternel, ton Dieu, te comblera de biens en faisant prospérer tout le travail de tes mains, le fruit de tes entrailles, le fruit de tes troupeaux et le fruit de ton sol; car l'Eternel prendra de nouveau plaisir à ton bonheur, comme il prenait plaisir à celui de tes pères

 

Dans le plan « imparfait » ou la volonté « permissive » de Dieu, la bénédiction est limitée. Le diable trouve plus de prises pour nous attaquer, plus de portes par lesquelles passer.

Cela ne veut pas dire que dans le plan de Dieu il n’y a pas d’épreuves. Ou que, hors du plan parfait de Dieu, il n’y a pas de bénédictions.

Comprenons-le comme cela : hors du plan de Dieu, il y a plus d’épreuves que de bénédictions, et dans le plan de Dieu, il y a plus de bénédictions que d’épreuves.

Entrer dans un plan parfait de Dieu est béni et a toujours des conséquences, tant au présent qu’au futur.

Examiner sa position

Dans la volonté de Dieu pour nous, il peut y avoir des temps de famine, mais on doit avoir à un moment donné « le lait et le miel ».

Il peut y avoir un passage dans la vallée de l’ombre de la mort, mais on doit voir les « verts pâturages » et finir par « ne manquer de rien » à un moment donné. Il faut s’approprier ces promesses et s’assurer qu’on est en position pour qu’on ait le droit qu’elles s’accomplissent.

Nous sommes appelés à examiner notre position.

Cela peut être notre position vis-à-vis d’un lieu physique, mais aussi notre position dans des tas d’autres domaines.

Notre position vis-à-vis de la justice de Dieu ; sommes-nous dans la logique que nous sommes justes, lavés par le sang de Christ, ou injustes ?

Notre position vis-à-vis de la foi : sommes-nous dans la foi ou dans l’incrédulité ? Notre position dans notre relation avec les autres, avec notre conjoint, nos enfants, les autres chrétiens, Israël. Notre position dans notre caractère, notre jugement, notre identité, etc. Si nous demandons au Seigneur de nous montrer, comme pour Naomi et Ruth, nous pouvons renverser des situations critiques et ramener la bénédiction.

Par Claude Payan      

Publié dans ETUDES BIBLIQUES

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