David et Bath-Schéba.

Publié le par Florymawit

David et Bath-Schéba.





Dans nos églises évangéliques, on a parfois droit à des prédications sur la vie de David et, si on a un pasteur courageux, on peut voir traiter de l'affaire Bath-Schéba, un épisode plutôt noir dans la vie du roi David que l'on trouve dans 2Samuel, chapitres 11-12) et qui est fort instructif.

Lorsqu'on lit la Bible, il est important de mettre de côté certains préjugés liés aux conceptions dominantes de notre époque. Une de ces conceptions dominantes touchant les rapports hommes – femmes est le préjugé très répandu que les hommes sont toujours les agresseurs et les femmes, toujours victimes. Lorsqu'on regarde la culture populaire occidentale de notre génération, ce préjugé est très répandu et dans la culture juridique il est omniprésent. On le rencontre aussi dans la publicité, dans les films et le système d'éducation, mais puisque c'est comme l'air qu'on respire, il est difficile de s'en apercevoir... La chose prend une telle ampleur en Occident que même une femme qui tue son conjoint est souvent perçue comme une victime. C'est le réflexe. Un homme, dans la même situation, n'attire jamais le même regard. Peu importe les circonstances, l'homme doit être l'agresseur... Cela simplifie beaucoup les choses.

En général, lorsque nous les évangéliques occidentaux, nous regardons cette histoire, on ne voit que le rôle et la culpabilité de David, le méchant. David porte certes une grande responsabilité dans cette histoire. Il a convoité la femme de son prochain, il l'a fait venir chez lui, il a couché avec, il a tenté de manipuler son mari pour cacher sa faute et l'a fait tuer par la suite pour cacher sa faute. Sur ces gestes, le jugement de Dieu est tombé. Mais ce n'est pas la fin de l'histoire, car les Écritures nous fournissent suffisamment de données pour entrevoir une responsabilité, disons partagée, dans cette affaire.


Quelques faits.

Bath-Schéba était la femme d'Urie, le Héthien. Urie, pour sa part, n'était apparemment qu'un soldat ordinaire, un soldat fidèle. Mais dans 1Chroniques 11: 41 il est tout de même énuméré dans les Trente, un groupe de soldats élites. C'était donc un soldat de réputation. Les Écritures ne font aucun reproche à Urie, sauf possiblement un excès de zèle envers son maître David au point de refuser d'aller à sa maison tandis qu'il était en mission. Il est certes pensable que ce genre de comportement puisse être perçu par un grand nombre de femmes (lorsque ça les vise personnellement) non pas comme louable, mais comme une forme de négligence impardonnable de la part de son mari. Les Écritures notent que Bath-Schéba était une femme de grande beauté.

Autre fait, puisqu'Urie était absent, parti en campagne de guerre, Bath-Schéba, comme toutes les épouses de soldats et de marins, devait endurer de longs moments de solitude, sans l'attention de son mari. Il se peut que cette situation l'emmerdait et comme beaucoup de femmes de notre génération, elle se soit mise en tête qu'elle « méritait d'être heureuse », l'objet de l'attention d'un mâle. Elle a pu penser qu'une femme de sa beauté, avait le droit d'avoir de l'attention de la part d'un homme. L'amertume a peut-être commencé à germer contre son mari, ce niais avec son idée stupide de s'enrôler dans l'armée... toujours parti, etc... Et une fois qu'elle a admis cette idée qu'elle méritait d'être heureuse (et objet d'attention de la part d'hommes) elle a pu facilement avaler d'autres mensonges de l'Ennemi et a commencé à regarder ailleurs pour un autre homme, digne d'une femme de sa qualité, une femme d'une beauté inégalée.

Autre fait, David était un homme pour faire tourner les têtes des femmes. Il était d'abord un guerrier redoutable, le superhéros de son époque et, de plus, le chef de la nation, artiste, danseur et riche à craquer. Il est ce que les femmes appellent communément un trophée ou un 'mec plus ultra' si on peut ainsi dire... Forcément la comparaison avec Urie ne pouvait que favoriser David. Urie n'avait aucune chance dans une telle comparaison.

Autre fait, la maison d'Urie (où habitait Bath-Schéba) était près de celle de David. Il faut noter que dans cette époque les villes étaient construites, pour des raisons militaires, sur des collines, et le palais du roi, était généralement situé au sommet. Le roi pouvait donc voir tout ce qui se déroulait en bas. La maison d'Urie devait se trouver assez près, car lorsque David fit une promenade nocturne sur le toit de sa maison, il n'a pas manqué de bien voir Bath-Schéba prenant son bain de nuit, par hasard... Les Écritures nous indiquent: "Un soir, David se leva de sa couche; et, comme il se promenait sur le toit de la maison royale, il aperçut de là une femme qui se baignait, et qui était très belle de figure. " (2Sam 11: 2) Mais était-ce bien un hasard ? S'il était nuit (disons claire de lune) et pourtant David a pu voir assez bien Bath-Schéba pour se mettre en appétit, la distance ne pouvait être grande. Cette maison devait être assez près, afin que David puisse voir « quelque chose ». On peut spéculer que les promenades nocturnes de David étaient choses connues de Bath-Schéba et qu'elle a pu s'arranger pour prendre un bain sur le toit, pas tout à fait innocent, pour attirer l'attention du roi à l'heure appropriée. Si on présume l'innocence de Bath-Schéba dans cette affaire, il faut tout de même se demander pourquoi a-t-elle pris un bain sur le toi, un endroit où, personne d'autre, sauf le roi, n'était dans une position pour tout voir ? Est-ce encore un hasard?

Mais si on clame l'innocence de Bath-Schéba, il faut noter aussi que lorsque David l'invite chez lui, rien dans le texte n'indique la moindre hésitation de sa part. Aucun refus. David n'a pas à répéter son offre ni à insister. Il semble que tous les projets de Bath-Schéba aboutissent. Pour se donner un point de repère voyons le comportement d'une autre femme dans les Écritures prise dans une situation comparable à certains égards. Il s'agit de l'affaire d'Amnon et Tamar (2Sam 13). Lorsqu'Amnon fit ses avances à Tamar, celle-ci refuse et lui fait un long discours sur les conséquences de son action. Amnon rejette son raisonnement et viol Tamar malgré tout. Lorsque Tamar est ensuite renvoyé de la maison d'Amnon, Tamar n'a pas du tout le comportement d'une femme satisfaite. On indique plutôt à son sujet Tamar répandit de la cendre sur sa tête, et déchira sa tunique bigarrée; elle mit la main sur sa tête, et s'en alla en poussant des cris. (2Sam 12: 19) Il faut noter encore que l'on ne voit aucun indice dans les Écritures que Bath-Schéba ait réagi de la sorte aux avances de David. Et ce silence en dit long... Les Écritures nous laissent un autre indice sur cette affaire bien après la mort de David. Dans le livre des 1Rois (15: 5) on nous fait le commentaire suivant: "Car David avait fait ce qui est droit aux yeux de l'Éternel, et il ne s'était détourné d'aucun de ses commandements pendant toute sa vie, excepté dans l'affaire d'Urie, le Héthien." Cela laisse entendre que la culpabilité de David n'était qu'envers Urie. Et si David n'était pas coupable à l'égard de Bath-Schéba cela implique... Je vous laisse deviner.


Le jugement
Mais il y a autre chose. Plus tard, lorsque le jugement vient sur David (bien sûr il avait sa part de blâme dans cette affaire, en particulier pour le meurtre d'Urie) il est encore significatif de noter que le jugement frappe aussi Bath-Schéba, car ce ne peut être un hasard que ce soit son enfant qui meure. Dieu ne fait rien au hasard. Étant donné tous ces faits, il semble inévitable qu'il faille admettre le rôle important joué par Bath-Schéba dans cet épisode. Un autre détail du récit est ce verset "L'Éternel frappa l'enfant que la femme d'Urie avait enfanté à David, et il fut dangereusement malade." (2 Sam 12: 15) Il est un peu étrange que le récit biblique utilise cette expression «la femme d'Urie» puisqu'Urie est mort et que l'on sait déjà le nom de cette femme, c'est-à-dire Bath-Schéba. Évidemment cela peut servir à souligner la culpabilité de David, qui a pris la femme d'un autre, mais cela atteint d'abord Bath-Schéba elle-même et souligne l'engagement de son mariage qu'elle a violé. Cela biffe son identité pour souligner sa responsabilité dans cette affaire.

Dans notre génération par contre, il est presque impossible de remettre en question de manière sérieuse le comportement et les attitudes des femmes. Le préjugé veut bien que dans leurs rapports avec les hommes, elles sont toujours victimes et les hommes toujours agresseurs, coupables. Pour un homme, un très grand tabou se dresse contre toute remise en question, critique du comportement ou des attitudes des femmes. L'agressivité féminine est souvent voilée sous des égards altruistes, manipulatrice, inavouée, hypocrite. Bien que les Écritures comportent des versets louant la femme vertueuse, elles comportent également des versets très durs à l'égard de la femme superficielle, la femme pécheresse. (Prov 14:1; Prov. 25:12; Actes 5: 7-10). Il est extrêmement payant à notre époque d'avoir le statut de victime, car on ne peut faire de reproches à une victime tandis que les victimes, elles, peuvent toujours faire des reproches aux autres, les remettre en question, réclamer leurs droits, réclamer qu'on les dédommage. Lorsqu'il est question de leurs attitudes ou comportement à l'égard des hommes, dans notre génération bien des femmes postmodernes éduquées ont une capacité de remise en question quasi nulle. Le reflexe automatique est de changer le sujet au plus vite: « Oui, mais les hommes... » ou encore « Oui, mais lui... ». Fin de la discussion.

Bien courageux le pasteur évangélique qui osera traiter de cet aspect de l'affaire Bath-Schéba. S'il est marié, il court de forts risques d'être lui-même l'objet d'un sermon, une fois revenu à la maison... Les femmes ont des moyens pour faire payer ces remises en question.

Dans le monde évangélique de notre génération, il y a beaucoup de Bath-shébas qui pensent qu'elles ont le droit d'être heureuses, avoir de l'attention, etc... Mais c'est un mensonge de l'Ennemi tout autant que le gars marié qui croit qu'il a le droit d'avoir du sexe quand et comme ça lui plaît. Dans les deux cas, ce sont bien sûr des besoins très profonds chez l'un aussi bien que l'autre. Mais dans aucun cas n'existe-t-il un droit de voir ces besoins comblés... Il nous est bien difficile de comprendre que tout est grâce... ABSOLUEMENT tout...

Puisque les divorces en milieu évangélique sont très largement dus à l'initiative de la femme (au Québec certainement), il y a lieu de penser que cela résulte de cette attitude chez les femmes qu'elles ont le droit d'être heureuses, avoir de l'attention, etc... Et lorsque ce droit n'est pas rencontré et que les attentes ne sont pas comblées, elles vont chercher ailleurs. Cela fait un contraste marqué avec l'attitude noté par Alexis de Tocqueville en Amérique au XIXe siècle dans son essai De la démocratie en Amérique (1835):

"Il n'y a pas de pays au monde où les fortunes particulières soient plus instables qu'aux États-Unis. il n'est pas rare que, dans le cours de son existence, le même homme monte et redescende tous les degrés qui conduisent de l'opulence à la pauvreté. Les femmes d'Amérique supportent ces révolutions avec une tranquille et indomptable énergie. On dirait que leurs désirs se resserrent avec leur fortune, aussi aisément qu'ils s'étendent." (3e partie, ch. x)

C'est un fait bien établi la majorité des divorces en milieu évangélique sont initiés par les femmes! Faut-il s'étonner ? Pour discuter franchement, ce silence dans nos milieux évangéliques sur les péchés de la femme est irresponsable. Dans les Écritures, lorsqu'une femme s'éloigne des voies de Dieu, d'une manière ou d'une autre, on la remet en question. On souligne sa faute et l'on en parle, car elle aussi est une être responsable devant Dieu. Le sang de Christ a été versé pour elle aussi. Elle aussi est un agent actif. Elle n'est pas, et n'a jamais été, qu'un être passif, un objet. Il suffit de penser à Éve, aux files de Lot (Gen 19: 31-36), la femme de Potiphar (Gen 39), Marie soeur de Moïse (Nombre 12: 1-15), Jézabel (1Rois 19-21), les femmes insouciantes (Ésaie 32:9), la femme adultère (Prov. 7: 10-22; 30: 20), la femme stupide (Prov 11:22), Saphira (Actes 5), femme Jézabel, qui se dit prophétesse (Apoc. 2: 20-23). Et que dit Salomon, justement le fils de Bath-Schéba ?

La femme sage bâtit sa maison, et la femme insensée la renverse de ses propres mains. (Prov 14:1)

Dans leurs relations avec les hommes, les femmes s'imaginent soit comme l'objet digne d'attention (voir d'adoration) ou, à l'inverse, comme la victime pitoyable et bafouée de l'agresseur perpétuel... ce mâle maudit. Mais on oublie trop souvent que la femme peut jouer, dans la pièce de théâtre de la vie, un autre rôle, celle qui est libre de ses initiatives (et en portant la responsabilité), mais trop souvent elle se détourne du miroir, car ce miroir lui renvoie un visage qu'elle ne veut regarder, un visage qui dérange. Elle ne supporte le reflet de ce miroir guère plus d'un instant avant de s'en détourner. Mais dans les Écritures, lorsque les paroles de remise en question ne suffisent plus, et qu'aucune repentance ne se manifeste dans le coeur d'une femme, parfois le jugement tombe, et dans le cas de Jézabel (2Rois 9: 22-36) et de Saphira (Actes 5:1-9), il est sans pitié. Le mal ne doit pas se répandre davantage. Dans Jérémie, on voit bien que Dieu juge également les femmes pour leur péché:

Avez-vous oublié les crimes de vos pères, les crimes des rois de Juda, les crimes de leurs femmes, vos crimes et les crimes de vos femmes, commis dans le pays de Juda et dans les rues de Jérusalem? Ils ne se sont point humiliés jusqu'à ce jour, ils n'ont point eu de crainte, ils n'ont point suivi ma loi et mes commandements, que j'ai mis devant vous et devant vos pères. (...) Tous les hommes qui savaient que leurs femmes offraient de l'encens à d'autres dieux, toutes les femmes qui se trouvaient là en grand nombre, et tout le peuple qui demeurait au pays d'Égypte, à Pathros, répondirent ainsi à Jérémie: Nous ne t'obéirons en rien de ce que tu nous as dit au nom de l'Éternel. Mais nous voulons agir comme l'a déclaré notre bouche, offrir de l'encens à la reine du ciel, et lui faire des libations, comme nous l'avons fait, nous et nos pères, nos rois et nos chefs, dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem. Alors nous avions du pain pour nous rassasier, nous étions heureux, et nous n'éprouvions point de malheur. Et depuis que nous avons cessé d'offrir de l'encens à la reine du ciel et de lui faire des libations, nous avons manqué de tout, et nous avons été consumés par l'épée et par la famine... D'ailleurs, lorsque nous offrons de l'encens à la reine du ciel et que nous lui faisons des libations, est-ce sans la volonté de nos maris que nous lui préparons des gâteaux pour l'honorer et que nous lui faisons des libations? Jérémie dit alors à tout le peuple, aux hommes, aux femmes, à tous ceux qui lui avaient fait cette réponse: L'Éternel ne s'est-il pas rappelé, n'a-t-il pas eu à la pensée l'encens que vous avez brûlé dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem, vous et vos pères, vos rois et vos chefs, et le peuple du pays? L'Éternel n'a pas pu le supporter davantage, à cause de la méchanceté de vos actions, à cause des abominations que vous avez commises; et votre pays est devenu une ruine, un désert, un objet de malédiction, comme on le voit aujourd'hui. C'est parce que vous avez brûlé de l'encens et péché contre l'Éternel, parce que vous n'avez pas écouté la voix de l'Éternel, et que vous n'avez pas observé sa loi, ses ordonnances, et ses préceptes, c'est pour cela que ces malheurs vous sont arrivés, comme on le voit aujourd'hui. Jérémie dit encore à tout le peuple et à toutes les femmes: Écoutez la parole de l'Éternel, vous tous de Juda, qui êtes au pays d'Égypte! Ainsi parle l'Éternel des armées, le Dieu d'Israël: Vous et vos femmes, vous avez déclaré de vos bouches et exécuté de vos mains ce que vous dites: Nous voulons accomplir les voeux que nous avons faits, offrir de l'encens à la reine du ciel, et lui faire des libations. Maintenant que vous avez accompli vos voeux, exécuté vos promesses, écoutez la parole de l'Éternel, vous tous de Juda, qui demeurez au pays d'Égypte! Voici, je le jure par mon grand nom, dit l'Éternel, mon nom ne sera plus invoqué par la bouche d'aucun homme de Juda, et dans tout le pays d'Égypte aucun ne dira: Le Seigneur, l'Éternel est vivant! Voici, je veillerai sur eux pour faire du mal et non du bien; et tous les hommes de Juda qui sont dans le pays d'Égypte seront consumés par l'épée et par la famine, jusqu'à ce qu'ils soient anéantis. Ceux, en petit nombre, qui échapperont à l'épée, retourneront du pays d'Égypte au pays de Juda. Mais tout le reste de Juda, tous ceux qui sont venus au pays d'Égypte pour y demeurer, sauront si ce sera ma parole ou la leur qui s'accomplira.(Jérémie 44: 9-10, 15-28)

Le silence que l'on retrouve à ce sujet dans beaucoup d'églises évangéliques de notre génération relève d'un manque de courage de briser ce tabou postmoderne et remettre en question le présupposé largement répandu que, dans les rapports hommes-femmes, les femmes sont toujours victimes et les hommes sont toujours les agresseurs. Cela donne presque l'impression qu'on a accepté la doctrine catholique de l'immaculée conception (de Marie) ! Il faut le dire clairement que, même c'est une perspective admises (généralement de manière implicite) par plusieurs dirigeants évangéliques de notre génération (et même des gens qui font du counseling), cela fait partie de la pensée mondaine de notre époque. Cette attitude n'est pas appuyée par la Parole. Le message subliminal qu'on nous envoie s'approche d'une affirmation que les Écritures rejettent clairement: Que les femmes sont sans péché (du moins dans leurs rapports avec les hommes) et n'ont pas vraiment besoin d'être sauvées et surtout se voir l'objet de discipline. Cela évite les tensions avec l'esprit du siècle. On est sûr de faire plaisir aux femmes (et ainsi éviter des sermons une fois à la maison...), mais est-ce qu'on rend justice aux Écritures ? N'est-ce pas faire acception de personnes (Rom 2:11) ?

Georges Darveau

Publié dans MEDITATION

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