De l’islam à Jésus: Témoignage de Sophia

Publié le par Florymawit

 

Je m’appelle Sophia, j’ai 2 frères et 2 sœurs. D’origine algérienne, j’ai grandi avec les coutumes et traditions de la religion musulmane.
Au collège j’ai commencé à avoir des mauvaises fréquentations qui m ont fait connaître la cigarette à 12 ans et la drogue à 13 ans.
Ma mère travaillait dans la restauration. Elle sortait de la maison tôt et rentrait tard le soir au point de la voir seulement un jour par semaine et mon Père, lui, travaillait à l’usine. Il était plus présent donc c’est lui qui nous gardait.Avoir la responsabilité de ses 5 enfants était trop dure pour lui (je pense) alors il a commencé à devenir alcoolique. La semaine avec modération et les weekends sans limite. Il n’était pas violent avec nous.On était juste livré à nous- mêmes mais si on en parlait à notre mère alors là on se prenait une correction avec souvenir. A 14 ans j ai rencontré un homme de 10 ans mon aîné, il m’a tout fait connaître. Il était dans les trafics de drogues et j’ai commencé à y être avec lui.

Côté famille mes sœurs avaient quitté la maison pour leur travail et il ne restait que mes frères et moi. Un vendredi soir ma mère avait fini son travail plus tôt que prévu et elle a vu mon père saoul.Une dispute a éclaté entre eux et ma mère a appelé la police qui est venu embarquer mon père. Le lendemain il est rentré, a pris ses affaires et a quitté la maison sans un mot et sans poser un regard sur nous. Ma mère a arrêté le travail pour pouvoir s’occuper de nous. Les jours passaient, puis les mois sans avoir de nouvelles de mon père.Tout ce que je pouvais éprouver envers tout cela je le noyais dans la drogue et la violence.

Un soir alors que nous étions à table on entendit quelqu’un ouvrir la porte. C’était mon père. Il arriva devant nous, se mit à genoux, nous a regardés et nous a dit: «Je vous demande pardon pour tout ce que j’ai pu vous faire subir ou dire». Il nous parlait et pleurait en même temps. C’était la 1ère fois que le voyais pleurer. Quand ma mère lui a demandé ce qui lui arrivait il a répondu:  » Dieu est entré dans ma vie et a fait le ménage dans mon cœur. Il m’a changé et m’a délivré de l’alcool ». Sur le coup, nous l’avons regardé et nous avons tous rigolé, puis il a renchéri en disant: «Je crois en Jésus». Le lendemain, mon père est revenu à la maison, il n’était plus comme avant. Son visage avait changé, sa façon de parler, sa façon de nous regarder, tout en lui avait changé.
C’était impressionnant et effrayant en même temps. On avait beau lui dire que nous étions musulmans et que cela chez nous n’était pas toléré, on essayait de le mettre en garde sur ce qui allait se passer dorénavant mais, rien à faire, il était déterminé à vivre sa nouvelle foi.

Plus les jours passaient, plus les choses pour moi s’aggravaient. C’était comme si tout allait être mis à jour. Cela n’a pas raté. Un matin, la police est venue à la maison pour une convocation me concernant, ma mère est venue dans ma chambre et m’a frappée, elle m’a dit: « Attends, quand ton père va savoir ça, il va te massacrer», etc. J’avais peur de mon père car lui ne rigolait pas avec ça et je savais que j’allais souffrir avec lui. Cela n’a pas été le cas. Quand il est arrivé dans ma chambre je pleurais, cachée sous les couvertures. Je m’attendais à recevoir des coups mais au lieu de ça, mon père ne m’a rien fait. Ma mère ne savait plus quoi faire avec moi et mon père ne disait rien.

Un soir, alors que je regardais la télé, mon père est venu et m’a dit: «Habille toi et viens avec moi». Il m’a pas dit où on allait. J’ai obéi et nous sommes partis en voiture. Nous sommes arrivés devant un bâtiment où il n’y avait rien d’apparent jusqu’à ce que j’entende des chants. Là, j’ai compris que nous étions devant une église.
Je me suis mise en colère et j’ ai dit à mon père que je ne rentrerai pas dedans, que c’était interdit et « rhlam » pour une musulmane d’y entrer. Il m’a dit: «C’est moi qui commande ici. Tu ne fais pas ta loi avec moi donc entre». J’ai obéi…
Quand je suis entrée dans cette pièce il y avait des personnes ordinaires mais différentes de moi. Elles rayonnaient de joie, et je ressentais un sentiment d’amour. Je suis restée dans mon coin et je récitais des prières en arabe dans ma tête.
Un homme a pris la parole et lisait un livre: la Bible. Je n’entendais pas ce qu’il disait, je ne comprenais rien de ces paroles. Je regardais autour de moi et j’ai vu une croix vide. Cela m’intriguait beaucoup car j’avais vu plein de croix mais jamais sans Jésus dessus. Je m’oubliais sur cette croix en me posant plein de questions.

Une fois que j’étais seule avec mon père, je lui ai posé plein de questions concernant cet endroit, ces personnes, cette croix qui m’intriguait tant. Il m’a arrêtée et m’a tendu une bible en me disant: «Lis et tu auras les réponses à toutes tes questions».
En rentrant à la maison, je suis allée directement dans ma chambre et j’ai lu ce livre en commençant par le Nouveau Testament. Je ne comprenais pas tout mais ça m’a permis de changer de vision sur Jésus et la vie chrétienne. Je n’ai pas dit à ma famille et à mon entourage que je lisais la Bible par peur d’être jugée ou même frappée. Les années passaient et me voilà déjà en 3ème, je ne suivais toujours pas en classe et je continuais toujours à me droguer.

Le soir du réveillon de Noël, on passait un agréable moment et c’était déjà l’heure où mes sœurs devaient repartir. J’étais déçue car je ne les voyais pas souvent. L’une d’entre elles m’a proposé de l’accompagner et de passer quelques jours chez elle. J’ai accepté mais avant ça je devais aller voir mon copain, lui dire au revoir. Je leur ai demandé de m’attendre en leur disant que j’en n’aurai pas pour longtemps.
En revenant chez moi, il n’y avait plus la voiture de ma sœur. Je savais qu’elles étaient parties sans moi. Je me suis mise en colère contre elles, j’allais prendre mon téléphone et les appeler pour les insulter, etc mais un sentiment m’a envahie et je me suis dit: «Ca ne sert à rien de le faire, elles sont déjà parties et si je ne suis pas partie, c’est pour une raison que seul Dieu sait». Vers les coups de 1h du matin, mon téléphone sonna.
C’était ma sœur en pleurs. Elle me disait quelles avaient eu un accident de voiture, que mon oncle était en route pour venir les récupérer, et qu’elles n’avaient rien de grave.
Quand j’ai raccroché, j’étais choquée de ce que je venais d’entendre. Je suis allée dans la chambre de mes parents pour les avertir. A ce moment précis, j’étais contente de ne pas avoir été dans la voiture. J’ai commencé à remercier Dieu pour cela… Mes sœurs sont arrivées. L’une d’elles, l’ainée, m’a prise dans ses bras, a pleuré, m’a fait pleurer et m’a dit: «Sophia, heureusement que tu n’es pas venue. Remercions Dieu que nous soyons vivantes», etc. Mon autre sœur avait des douleurs au cou, donc nous sommes allés à l’hôpital.

En revenant à la maison vers 4h du matin, je suis allée me coucher. Une fois allongée, je continuais à prier et à remercier Dieu, non de la manière dont on m’avait enseigné avec des mots bien précis mais simplement avec mon cœur et mes mots. D’un coup, j’ai entendu une voix douce d’homme me dire: « Je ne refuse pas celui que mon Père m’a envoyé, on ouvre à celui qui frappe ». J’ai sauté du lit, j’ai allumé la lumière pour voir s’il y avait quelqu’un. Il n’y avait personne. J’avais peur. Je connaissais cette parole mais je ne me rappelais plus d’où. J’essayais de me rendormir mais rien à faire.
J’entendais toujours cette voix. Ma sœur est arrivée dans la chambre et cette voix était toujours là. Je lui ai demandé si elle entendait parler. Elle m’a regardée, étonnée et elle m’a dit non, elle ne me croyait pas. Je continuais à l’entendre de plus en plus près de moi. Cela commençait à ne plus me faire peur, au contraire cette voix me rassurait. J’ai pensé directement à Jésus, comme si mon cœur savait que c’était lui.
J’ai pris le temps de bien l’écouter et j’ai fait de ces 2 phrases une prière: « mon Dieu, je me tiens devant ta porte et je frappe et je sais que tu m’ouvriras, alors viens m’ouvrir». Je me demandais où frapper. Il n’y avait pas de porte… alors je vais résister au sommeil pour montrer à Dieu que je frappe. C’était long et j’étais fatiguée. Ma sœur s’était déjà endormie et moi je repensais à ma famille, à ma vie, à mon futur. Je me suis dit: «Dieu, à travers Jésus, a délivré mon père de l’alcool alors Il peut me changer, moi. J’ai refais la prière et je commençais à m’endormir quand, tout d’un coup, j’ai ressentis une présence plus grande qu’un sentiment d’amour: c’était l’amour-même qui était dans ma chambre. Je ne pouvais bouger ou parler, les yeux fermés.

Il y avait une grande lumière autour de moi. Je me sentais en sécurité mais je n’osais pas ouvrir mes yeux. Je ne pouvais le faire. J’avais un sentiment de honte et de crainte. Je ne pouvais rien faire. J’ai entendu ma sœur se lever, allumer la lumière.
Elle m’a secouée et m’a dit: « Sophia, qu’est ce qu’il t’arrive ?». Je lui disais: « Mimi, c’est merveilleux, c’est merveilleux ». Elle m’a regardée et m a dit: « Dans quelle langue tu parles?» Elle a hurlé et a quitté la chambre. J’étais là, allongée dans mon lit, entrain de pleurer toutes les larmes de mon cœur. Dieu venait de me visiter.
Le lendemain, quand je me suis réveillée, je me sentais différente, délivrée de toutes choses. Lorsque j’ai vu ma mère, je suis tombée à genoux devant elle comme si quelqu’un me donnait un coup aux genoux pour que je le fasse.
Je lui ai demandé pardon pour tout le mal que j’avais pu lui faire ou dire et qu’à présent j’avais changé. Elle m’a regardée, m’a relevée et m’a serrée dans ses bras en me disant: «J’espère bien et merci pour ces paroles», en ajoutant: «Ca y est, arrête tes bêtises maintenant».

Quand j’ai vu mon père, c’était comme s’il le savait déjà. Il m’a serrée dans ses bras et m’a dit: «Je retrouve enfin ma Sophia. Je t’aime, ma fille». J’avais changé mais c’était les vacances scolaires et je ne savais pas comment ça allait se passer le retour avec mes amis. Le soir j’allais voir mon copain et j’avais peur de sa réaction sur mon changement. Lorsque je lui ai dit, il a rigolé, m’a tendu un joint et m’a dit: «Tiens, fume, c’est mieux ça». J’ai refusé son offre et je suis rentrée de nouveau chez moi.

Me voilà une nouvelle personne avec toujours les mêmes soucis mais avec un soutien plus fort que tout à mes côtés… Le jour de la rentrée, mes amis m’ont proposé un joint, j’ai cédé et je n’ai pas supporté l’odeur et le goût. En insistant un peu plus à le fumer je n’ai pas pu me retenir et j’ai vomi pour la première fois à cause d’un joint et là, je me suis dit: «Sophia, tu n’as plus besoin de fumer, tu as Dieu maintenant».
Je venais d’être délivrée. Depuis ce jour je n’ai plus fumé un joint ou même une cigarette. Je changeais petit à petit et ça se voyait. Mes amis ne me supportaient plus et ne me respectaient plus comme avant. Ils s’éloignaient de moi.

Nous voilà déjà à la fin de l’année scolaire et le brevet avançait à grands pas. J’avais rarement étudié et suivi en cours, je savais que ça allait être dur pour moi de réussir ce brevet. Ca n’a pas été une surprise pour moi de le rater… Me voilà à présent sans diplôme et sans lycée car aucun d’eux ne voulaient de moi à cause de mes résultats et de mon comportement. Qu’allais-je devenir?
La justice et les problèmes refaisaient surface et de plus belle encore, je ne savais plus quoi faire… Je suis restée enfermer 1 semaine dans ma chambre sans rien faire. Ma mère en avait marre de moi et ce n’était pas la seule. Etant seule, sans repères, j’ai prié de tout mon cœur.

J’ai crié à Dieu. Je lui ai dit tout ce que j’avais dans le coeur.

Mon copain me manquait. Lorsque j’ai voulu reprendre de ses nouvelles, j’ai appris par son frère qu’il s’était fait prendre par la police avec une grosse quantité de drogue et d’argent liquide. Ca a suffi pour qu’il prenne 4 ans de prison. J’étais encore plus mal jusqu’à ce qu’un matin ma mère me réveille et me demande de la rejoindre à la cuisine. Elle tenait dans ses mains une grande enveloppe à mon nom.
J’avais peur que ce soit une nouvelle convocation de la police mais en fait il s’agissait là de mon dossier d’inscription pour le lycée hôtelier. Je n’ai pas pu retenir mes larmes, j’étais si contente! Les jours qui ont suivi ont aussi donné lieu à des bonnes nouvelles. Mes soucis avec la justice eux aussi ont été vite réglés.
J’avais été acquittée de toutes les peines, témoignages qui avaient été reconnus contre moi. J’étais libre de toutes choses. Toutes les personnes autour de moi ne comprenaient pas ce qui se passait. Ils me disaient que j’avais de la chance mais, croyez moi, dans les situations dans lesquelles j’ai pu me trouver, il fallait plus que de la chance!
C’était le cas. J’avais plus! J’avais ma foi en Dieu car la chance a des limites mais pas Dieu. Lui seul connaissait mes véritables besoins et il les connait encore aujourd’hui.
J’ai 20 ans aujourd’hui et ça fait 4 ans que j’ai donné ma vie à Dieu. J’ai connu la joie, la paix, l’amour et le repos, non de la chair mais de l’esprit… Je prie Dieu pour qu’Il puisse enfin vous les faire connaître également.

Approchez-vous de Lui et Il s’approchera de vous. Quand vous ferez ça, vous comprendrez et vous saurez que vous n’êtes jamais seul et cela depuis toujours. Amen!

Sophia

Pasteurdaniel.com

Ndlr: Quel merveilleux témoignage de l’amour de Dieu.

Publié dans TEMOIGNAGE

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