Être riche incite à boire

Publié le par Florymawit

On savait déjà que les plus riches sont moins portés sur la cigarette que les moins fortunés. Plus inattendu, une étude publiée par l’institut Gallup relative à la consommation d’alcool outre-Atlantique et dont le magazine masculin américain Esquire se fait l’écho révèle que plus on gagne, plus on boit.

En moyenne, 67% de la population américaine avoue boire au moins occasionnellement de l’alcool, les 33% restant s’estimant tout à fait abstinents. Il s’agit du plus haut taux de consommation mesuré par l’institut depuis 25 ans. Les buveurs ne forment par ailleurs pas un groupe homogène, plusieurs critères entrant en considération lorsqu’il s’agit de déterminer la propension à lever le coude.

Le revenu est certainement le plus surprenant. Le sondage révèle que les individus gagnant moins de 15.200 euros par an (20.000 dollars) sont près de trois fois plus abstinents que ceux dont le salaire annuel dépasse les 57.000 euros (75.000 dollars). Parmi ces derniers, seuls 19% déclarent ne jamais toucher à un verre d’alcool. Esquire relève que cette étude corrobore une précédente enquête selon laquelle les buveurs «sociaux» gagneraient plus d’argent que leurs sobres semblables: en sortant davantage pour s’adonner à leur passion, ils rencontreraient plus de personnes et auraient ainsi plus d’opportunités professionnelles que les autres.

Autre caractère déterminant dans la consommation d’alcool: l’intensité de la foi. 75% des Américains déclarant ne fréquenter leur lieu de culte qu’occasionnellement ou jamais sont buveurs. Les adeptes de la messe dominicale ne sont que 54% à s’autoriser un verre.

Le niveau d’étude semble également jouer un rôle important sur le sujet. Les sondés ayant le niveau bac ou moins ne sont que 58% à boire, contre 79% pour ceux détenant un diplôme d’université.

En mai, Razib Khan, blogueur pour le magazine Discover, avait recoupé les données récoltées lors du General Social Survey (GSS) et s’était rendu compte avec une certaine stupeur que plus les sujets obtenaient un score élevé à un test de vocabulaire, plus ils avaient tendance à boire.

Photo: Class / RLHyde via Flickr CC License by

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