La prière d’intercession du leader

Publié le par Florymawit



La prière d’intercession du leader

« Ainsi parle le Seigneur : Tout comme le berger arrache de la gueule du lion deux pattes ou un bout d’oreille, ainsi seront arrachés les fils d’Israël, ces gens installés à Samarie, au creux d’un divan, au confort du lit. » Amos 3, 12 TOB

En regardant le contexte de la ville de Samarie dans le temps d’Amos, nous voyons qu’Omri bâti Samarie sur une colline et a peine cette ville fut-elle bâti que la guerre éclata entre Ben Hadad 1er roi de Syrie et Omri. Ben Hadad 1er gagna la bataille donc Omri, roi de Samarie, dû ouvrir certaines rues de Samarie au Roi de Syrie. Une brèche venait de se faire. Le plus triste dans cette histoire est que le peuple de Samarie n’était plus capable de faire le bien, le péché qui entrait par ses rues avait inhibé sa faculté de discernement. A la suite de ses événements, la Samarie fut une cité pleine d’idolâtrie car le roi Achab fraya la voix au culte païen en élevant un temple et un autel à Baal. Nous remarquons aussi que le mot « Samarie » en hébreux « sho-mer-one’ » veut dire « montagne du guet (sentinelle) ».

Une question me frappe en voyant cela, combien de fois la ville de Samarie ressemble aux vies de personnes qui nous entourent ?

Dieu nous appelle à être une sentinelle pour nos vies mais aussi pour les personnes qu’il nous a confié. Il nous appelle également à veiller, à intercéder et nous savons que des combats, des luttes, des guerres éclatent dans la vie de ces personnes. En perdant ces combats, ils laissent des rues, un peu de terrain, de territoire à l’ennemi tout comme Samarie. Et tout comme Achab qui fraya la voix au culte païen en élevant un temple et un autel à Baal à cause de cette brèche dans Samarie ainsi des choses imposantes viennent s’installer dans la vie des personnes comme la peur du changement, un manque de confiance, une mauvaise image de soi, des rêves brisés, de la rancune, de l’amertume, la haine, des péché cachés, un manque de pardon, de la souffrance intérieure, de la violence, des envies de suicide… Ces choses sont pour eux un ciel d’airain qu’ils n’arrivent pas à percer, ce poids qui pèse sur eux et qu’ils n’arrivent pas à enlever ! Dans tout cela nous avons une responsabilité :

1. Avoir plus qu’assez d’en avoir assez

« Tout comme le berger arrache de la gueule du lion… » Amos 3, 12a

« Je vous ai donné l’autorité pour marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi, et rien ne pourra vous faire de mal. » Luc 10, 19

En lisant ce verset, on peut se poser une question : « Qu’est ce qu’est devenu notre sentiment d’urgence ? Combien de fois nous nous laissons intimité par la difficulté que le diable met devant nous ? Le problème est que nous n’en avons pas encore « plus qu’assez d’en avoir assez ». Avoir plus qu’assez d’en avoir assez nous conduit à une violence spirituelle d’une telle ampleur que nous déclarons la guerre à mort à l’ennemi. Nous sommes déterminé, quel que soit le prix. Nous avons la tache, le devoir, d’arracher de la gueule de l’ennemi les âmes que Dieu nous a confiées, avec l’aide du Saint Esprit. Ce n’est plus aux chrétiens de se demander où l’ennemi va frapper mais à satan de se demander où l’Église va frapper ! Aucune armée n’a jamais gagné la guerre en restant sur la défensive, c’est une réalité historique. Vers le début de ce siècle on a posé cette question à un célèbre général français : « Lors d’une guerre, quelle est l’armée qui gagne ? » et il répondit avec assurance « Celle qui avance ! ». Pour appuyer ce point, n’oublions pas que si dans Éphésiens 6, il n’y a pas d’armures pour le dos, c’est que nous sommes pas appeler à fuir mais à attaquer. Pour cela nous devons rencontrer les problèmes de gens. Le mot « rencontre » est traduit par « paga » qui a aussi donné le mot « intercession ». Ce mot « paga » à une connotation de violence dans la Bible, il est souvent utilisé en terme de bataille. Il faut aussi imposer la victoire, démontrer le triomphe, déclarer la Parole de Dieu et enfin exercer l’autorité que Jésus nous a donnée. Si nous n’utilisons pas cette autorité, celle-ci reste inefficace. Nos paroles ont un impact dans le monde spirituel, qui, a son tour, a un impact dans le monde naturel.

2. Il n’est jamais trop tard !

« Ainsi parle le Seigneur : Tout comme le berger arrache de la gueule du lion deux pattes ou un bout d’oreille, ainsi seront arrachés les fils d’Israël, ces gens installés à Samarie, au creux d’un divan, au confort du lit. » Amos 3, 12 TOB

Pourquoi le berger fait-il cela ? Pourquoi récupère t-il deux pattes ou un bout d’oreille ? J’aimerai vous dire qu’il n’est jamais trop tard, que Dieu peut restaurer une vie même avec le peu de vie qui reste. Pourquoi deux pattes ou un bout d’oreille ? Parce qu’elle représente les parties insignifiantes d’une brebis. Cela veut dire que Dieu peut et veut prendre le peu de vie, le peu de chose dans une vie (même si pour nous cela n’est rien) et le restaurer totalement. Dieu veut restaurer ce qui a été brisé, ce qui a été oublié, ce qui a été méprisé, ce qui a été abandonné. Continuons d’intercéder et d’avoir le même cœur qu’Ésaïe qui déclara :

« Pour la cause de Sion je ne resterai pas inactif, pour la cause de Jérusalem, je ne me tiendrai pas tranquille, jusqu’à ce que ressorte, comme une clarté, sa justice, et son salut, comme un flambeau qui brûle. » Esaïe 62, 1

  Jérémy Pothin 

Publié dans Exhortations

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