Les conséquences de l’affaire MegaUpload

Publié le par Florymawit

La fermeture de MegaUpload ne cesse de provoquer des remous sur la toile. Des hébergeurs limitent leurs services et un grand nombre de sites web officiels sont piratés.

Il semble que les autorités américaines soient arrivées à leurs fins après la fermeture soudaine de MegaUpload. En effet, bon nombre de sites de téléchargement cessent d’eux-mêmes certaines activités qui ont fait chuter le 13ème site mondial. Mais la riposte en termes de piratage de sites officiels est sévère.

Visiblement, le week-end n’aura pas été de tout repos pour les responsables de sites de téléchargement. Preuve en est avec un grand nombre de restrictions apportées par les sites eux-mêmes.

megaupload anonymous

C’est ainsi que certains ont cessé de rétribuer les utilisateurs qui déposaient sur Internet des fichiers illégaux, et d’autres ont tout simplement empêché le partage de fichiers entre membres. La peur d’un destin semblable à celui de MegaUpload a sans nul doute entraîné ces modifications.

Cela se traduit au final par une cure d’amaigrissement des hébergeurs qui proposent désormais un nombre restreint de contenus, notamment musicaux et vidéos. Parmi ces sites qui s’imposent d’eux-mêmes ces restrictions, on trouve FileServe et VideoBB. De son côté, FileSonic empêche désormais le partage de fichiers entre plusieurs comptes.

Si le département de la justice américaine peut sans doute se réjouir de tels changements, il n’avait sans doute pas imaginé le nombre de piratages que cette fermeture aura occasionnée.

Le nombre d’attaques menées sur Internet est impressionnant et s’inscrit dans cette riposte des Anonymous. Parmi les sites touchés, on trouve :

  • la SACEM
  • le FBI
  • le site du département de la justice américaine
  • le site de l’Elysée
  • le site de l’Hadopi
  • le site de Sony Music avec la mise en ligne d’une grande partie du catalogue de la maison de disques
  • le site de la Maison Blanche
  • le site de Monsanto
  • Visa, Mastercard
  • le site de Vivendi

Vous pourrez trouver ici une liste plus complète des sites touchés par cette vague de piratages.

kim-dotcom-megaupload

Certaines rumeurs laissaient à entendre que les Anonymous allaient s’attaquer à des sites comme Facebook, Twitter et YouTube. Mais celle-ci a rapidement été démentie, notamment parce que ces réseaux sociaux sont des relais indispensables en ces temps de guerre numérique.

Car les Anonymous l’affirment haut et fort, ils ne se battent pour soutenir le téléchargement illégal, mais d’abord pour un Internet ouvert, où l‘échange de fichiers est une liberté qui doit être respectée par les industries et les politiques.

En ce qui concerne Kim Dotcom, le fondateur de MegaUpload a une nouvelle fois demandé sa libération sous caution. Mais les autorités néo-zélandaises craignent la fuite de l’homme d’affaires. On devrait en savoir plus sur le sort de ce dernier dans les 24 à 48 heures prochaines.

En attendant, les internautes rivalisent d’inventivité pour illustrer la chute de MegaUpload :

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