Les refus de Dieu

Publié le par Florymawit

En ce temps-là, j'implorai la miséricorde de l'Éternel, en disant: "Seigneur Éternel, tu as commencé à montrer à ton serviteur ta grandeur et ta main puissante; car quel dieu y a-t-il, au ciel et sur la terre, qui puisse imiter tes oeuvres et tes hauts faits? Laisse-moi passer, je te prie, laisse-moi voir ce bon pays de l'autre côté du Jourdain, ces belles montagnes et le Liban".
Mais l'Éternel s'irrita contre moi, à cause de vous, et il ne m'écouta point. L'Éternel me dit: "C'est assez, ne me parle plus de cette affaire. Monte au sommet du Pisga, porte tes regards à l'occident, au nord, au midi et à l'orient, et contemple de tes yeux; car tu ne passeras pas ce Jourdain. Donne des ordres à Josué, fortifie-le et affermis-le; car c'est lui qui marchera devant ce peuple et qui le mettra en possession du pays que tu verras". (Dt 3.23-28)

Dieu exauce toujours, mais il n'accorde pas toujours. Dieu nous aime, il veut notre bien, ii connaît ce bien mieux que nous; donc ses refus sont des grâces. Luther a écrit : Celui qui sait prier ne doute jamais que sa prière est exaucée, quand bien même Dieu lui accorderait toute autre chose que ce qu'il a demandé. Il ne faut pas prescrire à Dieu ce qu'il doit faire; il faut lui laisser le soin de nous donner quelque chose de meilleur que ce que nous envisagions. Il faut lui laisser la liberté de choisir les heures, les lieux, les mesures, le but, et croire que ce qu'il fera sera bien fait." Croire "qu'il mène à la perfection en ayant l'air de tout détruire... et qu'il exauce en contrecarrant nos désirs. (Jn 21.18; 2 Co 12.9)

Si la crainte des refus de Dieu nous trouble, c'est qu'en nous la tyrannie du Moi n'est pas brisée. Si au contraire nous servons Dieu avec confiance et "sans calcul intéressé", les refus de Dieu nous enseigneront "l'acceptation joyeuse" dont parle l'épître aux Hébreux (He 10.23) et l'assurance paisible dont témoigne l'épître aux Romains, chapitre 8, verset 28 : Nous savons que toutes choses coopèrent (concourent, contribuent) au bien de ceux qui aiment Dieu (Rm 8.28).

Source : Lueur 

Alexandre Westphal

 

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