Maltraitance d’enfants Craignez le châtiment divin !

Publié le par Florymawit



Maltraitance d’enfants Craignez le châtiment divin !

 



L’enfant est un don de Dieu et nul n’a le droit de le maltraiter, si ce n’est lui inculquer une éducation qui lui permettra de mener une vie responsable. Le hic, c’est que ce béni de Dieu se trouve souvent dans des situations qui lui ôtent toute envie de vivre. Qu’est-ce que cela fait de savoir que certains enfants lâchent des mots du genre « j’aurais préféré ne jamais naître » ? De la pure désolation. Mais elles ont leur récompense, ces personnes qui amenuisent la vie des innocents.

« Le dénuement est à la base de toutes ces douleurs qui animent mon existence. J’aurais pu rester dans la pauvreté, aux côtés de ceux qui m’aiment. Mais le destin en a décidé autrement : je devrai demeurer dans la honte et le mépris avec des loups, d’emblée déguisé en agneau. Une amie de ma famille avait voulu réduire les responsabilités qui pesaient sur mes parents en m’emmenant vivre chez elle. Cela les soulageait un tant soit peu, vu la situation difficile dans laquelle nous étions.

Mariée depuis une quinzaine d’années, elle n’avait eu l’honneur d’enfanter. Je partis avec elle et j’eus même la chance d’être scolarisée. Toujours brillante au travail, je nourrissais déjà l’envie de sortir ma famille du joug de la misère. Cette conviction m’incita à m’accrocher ardemment aux études. Tout allait bon train jusqu’au jour où le malheur frappa et entra dans ma vie. Un soir, alors que je revenais de l’école, le mari de ma bienfaitrice, que j’appelais mon oncle, me croisa en cours de route et nous rentrâmes ensemble.

A la maison, ma tutrice s’entretenait avec des amies et elles arrêtèrent subitement leur conversation dès qu’elles nous virent. Parlaient-elles de nous ? Fort probable ! Avec un air méfiant, elle me regarda et je n’y compris rien. Le même jour, dans la nuit, il y eut un différend entre mes tuteurs où il s’avéra que j’en étais la cause. Le lendemain matin, alors que je faisais mon sac, ma tante vint me l’arracher violemment en me disant d’oublier que j’étais élève. Là, je fus vraiment ahurie ; et je crus qu’il s’agissait d’un cauchemar. Quelles illusions je me faisais d’elle ?

Cette prompte métamorphose de ma tante me fit découvrir une autre facette de ma vie. En un temps record, je passai du statut d’élève à celui d’esclave. Désormais, ma vie quotidienne était ainsi faite : le matin, pendant que mes ex-camarades partaient à l’école, je revenais de la fontaine. Un robinet était dans la cour, mais je n’osais pas y toucher. Je n’arrivais pas à retenir mes larmes lorsque je voyais des élèves aller à l’école. De la fontaine, je revenais trouver ma tante encore endormie, et je commençais à nettoyer le salon et les meubles, après avoir balayé la cour.

A son réveil, j’allais lui acheter le pain pour le petit déjeuner, auquel je n’avais droit. Puis, je devais nettoyer sa chambre. Elle restait derrière moi, toujours un bâton à la main. « En plus du fait que tu voles, tu nettoies mal », me lançait-elle en pleine figure. Le marché, c’est bien sûr moi qui devais le faire. Et le temps qui m’était donné pour cela était restreint. Ce fut toujours des prétextes pour me battre.

Gare à moi si j’oubliais de payer tel condiment ou si j’en achetais un de mauvaise qualité. Je préparais ensuite ; et lorsque la nourriture était plus salée ou épicée que d’habitude, elle m’accusait de vouloir l’empoisonner. Les insultes, j’en encaissais de tout genre, allant parfois même à l’encontre de mes géniteurs. La quantité de nourriture que je mangeais était mesurée en fonction du nombre de fautes qu’elle m’aurait attribuées.

Lorsqu’elle me voyait au repos, c’était comme si quelqu’un lui faisait manger son totem. Elle me faisait balayer la cour, encore et encore, si bien que le sol était dépourvu de pierres. Un jour, après une pluie, en voulant quitter la cour, elle glissa et se retrouva par terre. Là, elle m’accusa de lui avoir tendu un piège ; et je pris une de ces bastonnades de ma vie. Mon existence était marquée par des humiliations diverses.

Je mangeais rarement, souvent même une fois par jour. Pendant ce temps je nettoyais tout ce qui était sale dans la maison. Habits, assiettes, meubles, engins, et j’en passe. Mais moi, je n’avais pas le droit de me laver. Je me cachais pour me rincer les pieds et la figure. Dernière à me coucher, je me réveillais au premier chant de coq. Pas un seul jour que je ne sois battue.

De mes tuteurs, j’étais indignée ; des humains, j’avais dorénavant très peur. De la vie, j’étais déçue. Un matin, alors que j’allais au marché, je rencontrai une fille qui, apparemment, ne connaissait pas les souffrances que j’endurais. Elle me raconta son passé et son quotidien et me proposa de la suivre. J’hésitai d’abord mais, finalement, je cédai à la proposition. Mes tuteurs ne me revirent plus jamais. J’avais désormais de l’argent à ma disposition. Je m’habillais bien et me nourrissais convenablement. Bref, je pouvais désormais me fier au luxe.

Quel travail me procurait toutes ces choses ? Le plus vieux métier du monde. Je ne m’y plais pourtant pas. Cette activité me dégrade. Mais comment en suis-je arrivée-là ? ». C’est écœurant d’entendre ces innocents pleurer, gémir sous la colère des adultes. Des personnes horribles qui reçoivent les enfants chez eux pour leur faire subir toujours la teneur de leur médiocrité. Sans leur jeter l’anathème, on constate que ce sont les femmes qui maltraitent le plus souvent les enfants.

Entrons dans dix maisons où pleurent des gamins ; dans huit cas sur les dix, on remarquera que c’est des femmes qui agissent de la sorte. Elles sont expertes quand il s’agit de battre des enfants ou de les accuser à tort. Femmes, vous qui êtes supposées être raisonnables et exemplaires, n’effacez pas la bonne image que l’on a de vous. A vous aussi, hommes qui abusez de l’innocence des jeunes filles sous votre tutelle, ayez pitié de vous-même. La valeur de l’homme est plus grande que ça. Dans tous les cas, ces gens qui méprisent et maltraitent les enfants seront un jour châtiés. Ils se souviendront que le Tout-Puissant veille toujours sur ces derniers. Malheur à ces personnes et point de pitié pour elles !

Z. Boris Yiougo yiougoziwendtaoré@yahoo.fr

 

Publié dans Exhortations

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