Qu'est-ce que le discernement spirituel ?

Publié le par Florymawit


Le discernement spirituel est cette capacité permettant de distinguer entre la vérité divine et l'erreur. Dans 1 Thessaloniciens 5:21, l'apôtre nous ordonne d'examiner toutes choses. Autrement dit, il nous appelle à tout mettre à l'épreuve pour voir ce qui est authentique et ce qui ne l'est pas. En tant que chrétiens, nous devons évaluer toutes les réalités avec lesquelles nous entrons en contact, pour séparer le vrai du faux, l'acceptable de l'inacceptable, le bon du mauvais. Cette tâche peut s'avérer ardue. Pourquoi ?

- Premièrement, parce que nous devons constamment rejeter les désirs de notre chair pécheresse.

- La deuxième raison est que nous sommes constamment exposés aux tromperies de Satan : le diable fait tout son possible pour nous entraîner dans la confusion et l'égarement.

- La troisième raison est que le monde cherche sans cesse à nous influencer pour dominer sur nous.

Pour résister au monde, à la chair, et au diable, il nous faut "nous attacher fortement au bien". De tout notre cœur nous devons nous attacher à ce qui est foncièrement authentique et vrai. Nous devons aussi nous abstenir "du mal sous toutes ses formes" (1 Thessaloniciens 5:22). Cela signifie que nous devons nous séparer de tout ce qui est perverti, tout comme nous éviterions une peste mortelle ou un poison violent. Un pasteur déclare à juste titre : "Les pires formes du mal sont des perversions de la vérité, des mensonges spirituels ; mais beaucoup de personnes, de nos jours, considèrent ces perversions avec indifférence et croient qu'elles sont plus ou moins anodines". (R.C. Lenski, The Interpretation of St. Paul's Epistles to the Colossians, to the Thessalonians, to Timothy, to Titus and to Philemon, Minneapolis, Augsburg, 1961, p.363). Dans l'église actuelle, il y a beaucoup de laxistes qui négligent de séparer la vérité divine de l'erreur parce qu'ils manquent de discernement spirituel.

Quelles sont les causes de ce manque de discernement spirituel ?Les insuffisances doctrinales

Une des causes principales est que la doctrine n'est plus proclamée avec assez de clarté et de conviction dans l'Eglise. Beaucoup de membres d'églises n'ont de la Parole de Dieu qu'une connaissance superficielle. Enseigner cette Parole est une charge qui requiert des compétences ; mais l'église la confie souvent à des personnes mal équipées. Dans A Call to Discernment ("Plaidoyer pour le discernement"), on lit ces propos d'un conseiller chrétien, le professeur Jay Adams : "Dans des émissions radiophoniques ou autres, de prétendus "experts", nantis de doctorats en psychologie, en sociologie et en pédagogie, mais ayant un niveau tout juste élémentaire pour ce qui est de la connaissance de la Bible, se mettent à pontifier sur ce qu'est la vie chrétienne. Ils se font passer pour des porte-parole de Dieu... Leur enseignement, et l'usage qu'ils font de la Bible (si toutefois ils s'en servent) sont souvent bien éloignés de ce qu'affirme l'Ecriture si elle est interprétée correctement.

A quoi en arrive-t-on alors ? Une première conséquence, particulièrement évidente, est la tendance actuelle à faire du langage théologique un usage bien imprécis... Non seulement on utilise les termes bibliques de façon vague, semant ainsi la confusion un peu partout dans l'église, mais encore on tolère des enseignements erronés en tous genres. Il en est ainsi parce que très peu nombreux sont ceux qui ont assez de discernement pour identifier ces erreurs et pour les réfuter. Même ceux qui se rendent compte que quelque chose ne va pas ont un discernement trop peu aiguisé pour mettre avec précision le doigt sur ces erreurs. Ou alors, s'ils savent repérer les erreurs, ils sont dénoncés par d'autres, et traités de "chasseurs d'hérésies" (Eugene, Oregon, Editions Harvest House, 1987, pp. 35-36).

En diluant ainsi la doctrine biblique, on a conditionné l'église d'aujourd'hui pour l'amener à désirer seulement ce qui la conforte et lui donne un sentiment de satisfaction. Le pasteur anglais Martyn Lloyd-Jones disait : "La pensée précise, les définitions et les dogmes sont affreusement dévalués. On insiste constamment sur l'idée que la religion est une puissance à notre service, destinée à nous procurer le bonheur. On met beaucoup trop l'accent sur les émotions et les sentiments au détriment de l'intelligence. Bien trop souvent on donne aux gens l'impression que la foi chrétienne doit leur apporter une série ininterrompue de délivrances miraculeuses, pour les libérer de tous les maux possibles et imaginables... On leur fait croire qu'il suffit de demander à Dieu tout ce dont ils pensent avoir besoin à un moment donné, pour que cela leur soit accordé... Nous nous sommes tellement focalisés sur nous-mêmes, sur nos états d'âme, nos sentiments, et notre état intérieur, que devant un problème extérieur (qui toutefois nous affecte en profondeur) nous ne savons plus que penser ni par où commencer.

(Cité par Iain Murray dans "David Martyn Lloyd-Jones, The Fight of Faith", Vol.2, Editions Banner of Truth, 1990).

Publié dans Enseignements

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Clovis Simard 20/08/2012 13:36


Blog(fermaton.over-blog.com),No-20. - THÉORÈME du DON. - Une société de serviteur ?