Témoignage d’Agnès L: « Je vous remplacerai les années

Publié le par Florymawit



Témoignage d’Agnès L: « Je vous remplacerai les années qu’ont dévorées la sauterelle, le jelek, le hasil et le gazam

Juin 2012

Bonjour,

Je m’appelle Agnès L, j’ai 49 ans et c’est à l’âge de 35 ans que j’ai donné ma vie au Seigneur.

Mes parents étaient catholiques et j’ai donc été baptisée à l’âge de quelques mois.
Ma mère est morte à 37 ans d’un cancer, j’avais à l’époque 16 ans et deux frères de 12 et 8 ans. Il ne fallait plus me parler du Seigneur, je ne comprenais pas. J’ai vu mon père pleurer pendant un an tous les soirs sur la table de la cuisine. Quel traumatisme…

A 20 ans, je me suis mariée car j’avais envie de fonder une famille. Malheureusement, je n’ai jamais eu d’enfant car j’ai une mal formation à l’utérus ce qui rend une fécondation naturelle impossible. J’ai essayé tous les traitements contre la stérilité. J’ai même eu recours aux médecines parallèles, Mais rien. A 27 ans, j’ai divorcé: échec total.

Puis, à trente ans, j’ai rencontré Jonathan. Fils de pasteur, bizarre…
Son frère installé dans la région nous a emmenés dans une église à Genève et Jonathan a retrouvé Dieu en 1996 (après une longue traversée dans le désert).
Nous avons passé des heures à parler du Seigneur, j’étais très rebelle par rapport au décès de ma mère, mais quelque part, être en colère après Dieu, c’était croire en Lui, sinon, je n’en n’aurais même pas parlé. J’allais à l’église pour faire plaisir à Jonathan, je trouvais les gens bizarres, je croyais même être dans une secte. A la fin du culte, nous nous éclipsions rapidement car je ne voulais surtout pas rencontrer de gens.

En 1997, nous avons fait une dernière tentative de fécondation in vitro qui n’a pas marché. Mais par rapport aux précédentes, je me suis très vite rétablie.
Le Seigneur me consolait et j’acceptai enfin le fait d’avoir une vie sans enfant.

Début 1998, à la fin du culte, un ancien de l’église, Edouard, est venu nous parler. Edouard est un homme d’affaires qui m’impressionnait à chaque fois qu’il parlait, de par son autorité et son savoir. Il a demandé à deux personnes d’être avec lui car il avait un message à nous transmettre de la part de Dieu. Nous ne connaissions pas cet homme, ni personne d’autre d’ailleurs. Il nous a dit que nous étions tous les deux sur un bateau sans gouvernail, mais que Dieu était là, qu’Il nous aimait et que l’on allait accomplir des choses merveilleuses en couple. J’ai été très intriguée, c’était la première fois que Dieu me parlait.
Les mois ont passé, rien ne s’est passé et je me suis sentie découragée.

Puis nous avons été prêts à faire des rencontres à l’église et, bizarrement, à la sortie du culte, plusieurs personnes nous ont invités. Nous nous sommes liés d’amitié avec un couple. La femme avait le même prénom que ma mère, et elle m’a considérée comme sa fille. J’étais tellement en mal de maman que je me suis accrochée à cette femme et Dieu l’a utilisée pour m’attirer à Lui.
Un jour, ce couple nous invite pour un week end chez eux en Ardèche dans la maison familiale. Pas très loin de là habitait Edouard, qui avait également une maison familiale dans ce même village.

Et ce week-end là, je l’ai vu en bottes en caoutchouc dans son poulailler et j’ai été très vite à l’aise en sa compagnie. J’ai pu parler librement et simplement de Dieu, de mes interrogations, de mes craintes, de mon découragement, c’était un échange très agréable.

Le lendemain, nous sommes allés à l’église dans ce petit village, où l’on ne connaissait personne. Edouard n’était pas là. Le prédicateur était invité. Dans sa prédication, tout me rappelait ma conversation de la veille, il y avait même des phrases qui ont été prononcées mot pour mot. Vraiment, ce message répondait à toutes les questions que je me posais la veille. J’ai été bouleversée. Dieu me parlait et je le reconnaissais clairement. Je me sentais bien, tellement bien, Dieu m’avait visitée.

Le soir, j’ai eu la maman de Jonathan au téléphone car j’étais tellement heureuse de lui annoncer ce qui m’était arrivé, et elle me dit qu’elle voulait m’appeler pour avoir de mes nouvelles car elle avait été poussée par l’Esprit à prier pour moi intensément pendant tout le week-end. De plus, ce jour là, j’ai reçu une parole dans Joël 2 verset 25: «Je vous remplacerai les années qu’ont dévorées la sauterelle, le jelek, le hasil et le gazam».
Qu’est-ce que ça voulait dire ? Peut-être cette maman de cœur que Dieu me donnait et qui m’a beaucoup apporté à ce moment là.

Petit à petit, j’ai eu envie d’avancer plus avec Dieu et j’ai donc pris la décision de me faire baptiser. C’était début 1999.
5 jours après que j’ai pris cette décision, j’apprenais que j’étais enceinte (naturellement).
Je ne vous raconte pas la joie. J’ai passé une journée au téléphone pour annoncer la nouvelle disant que Dieu me donnait en enfant. Ma grossesse se passait très mal, mais je gardais confiance. Mon médecin ne voulait pas croire que j’étais enceinte car d’après lui, c’était impossible que je le sois naturellement. Et du coup, il était tellement persuadé que j’allais faire une fausse couche qu’il ne s’est pas bien occupé de moi et n’a pas vu que je faisais une grossesse extra-utérine. Le bébé se développe dans les trompes au lieu de se développer dans l’utérus. Après 2 mois et demi de galère, je me suis retrouvée au bloc opératoire, un dimanche soir où j’ai failli mourir. Opération en urgence, puis soins intensifs.
Les gens n’osaient pas venir me voir, de peur de me voir complètement anéantie. Or c’est moi qui leur remontais le moral. Dieu m’a remise physiquement et moralement en trois jours, alors que j’avais un mois d’arrêt maladie.
Trois jours avant d’entrer à l’hôpital, mon beau-père nous a envoyé, comme tous les mois, un petit journal avec des témoignages, des nouvelles de l’église, etc. Et j’ai été très interpellée par un verset cité dans ce journal:

1 Pierre 1. 6-7
«C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu) ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur lorsque Jésus-Christ apparaîtra».

Dieu m’a gardée dans cette épreuve.
Je sais aujourd’hui que je suis guérie de ma stérilité.

Dieu est vraiment devenu le gouvernail de notre vie.
Des choses merveilleuses ont déjà eu lieu: notre groupe de maison qui a déjà 10 ans, des cours Alpha, le démarrage d’une église.
Et je désire d’autres choses merveilleuses à venir, car avec Dieu, on n’est jamais au bout de nos surprises. Merci Seigneur.

Amen!

Myriam Michoud

Publié dans TEMOIGNAGE

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matondo tondol 04/01/2017 13:22

ce temoignage m'a reconforté Jesus christ est le Dieu des miracles Dans notre commubauté nous avons baptisé cette année l'année de restitution et je crois que Dieu s'engage maintenant pour faire de grandes choses dans ma vie