Bâtir la confiance

Publié le par Florymawit


Bâtir la confiance

 

Une caractéristique essentielle  des grands leaders est la capacité de bâtir une organisation qui fait confiance à ses membres et qui est digne de confiance. Dieu veut que nous interagissions avec un haut degré de confiance. Dieu lui-même est digne de confiance et interagit avec nous sur cette base. Il faut du temps pour établir la confiance et quelques secondes pour la détruire. Si on abuse de la confiance dans une organisation à haut degré de confiance, alors l’impact peut être sérieux. La confiance doit être accompagnée de redevabilité.

Dans  la confiance il y a une question de relation entre Dieu et les membres de l’Eglise, entre les individus dans l’église, et entre les membres d’église et l’équipe de leadership.

Faire confiance implique pour nous d’être vulnérable et de prendre des risques, en abandonnant le contrôle d’une situation. Bâtir des relations impliquant un grand degré de confiance exigera probablement un esprit de service et d’humilité.

3 auteurs identifient cinq composantes majeures dans les relations à haut degré de confiance : La Compétence, l’Ouverture, la Fiabilité, l’Equité et le Soin.

 

La compétence : Cette première composante d’une relation à grand degré de confiance est la capacité de la personne en qui nous voulons placer notre confiance, de combler nos attentes et de faire le travail que nous lui demandons. Par exemple, quand nous prenons un avion, nous plaçons notre confiance dans le pilote, sur la base que sa compétence a été prouvée en  obtenant son permis de pilote. Quand nous demandons à quelqu’un de diriger une réunion de prière à domicile, nous ne pourrons pas entièrement lui faire confiance dans ce ministère tant que nous n’aurons pas la certitude qu’il a les habiletés nécessaires pour accomplir efficacement cette tâche. Ceci souligne le besoin de nous assurer que les dons et habiletés des membres de l’église sont utilisés dans les ministères de l’église, et de développer un processus pour atteindre cet objectif.

L’ouverture : C’est la deuxième composante. Nous encourageons les autres à nous faire confiance quand nous sommes disposés à leur partager nos confidences, nos vues, nos pensées et nos projets. Pour quelques leaders d’église, cela constitue un défi car il faudra surmonter le refus de partager nos besoins et nos sentiments personnels.

Nous pouvons avoir aussi besoin d’évaluer le degré de la réelle fraternité dans l’église, les membres veulent-ils partager ouvertement et honnêtement les uns avec les autres ?

L’ouverture exige que nous parlions des choses telles qu’elles sont, et cela dans l’amour.  «  Mais que professant la vérité dans la charité, nous  croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. » Eph.4 : 15. L’ouverture aussi suggère que nous nous encouragions et partagions nos réactions les uns avec les autres.

La Fiabilité :La Fiabilité et la constance sont vitales. Les gens nous feront confiance seulement s’ils veulent dépendre de nous pour faire les choses que nous avons dites que nous ferions. Cela nous aidera à maintenir notre engagement fermement dans une relation. Notons que pour maintenir un certain niveau de confiance, il nous faudra, de façon fiable, combler les attentes d’autrui dans la relation, plutôt que de combler les choses pour lesquelles nous croyons nous être engagées. Il est important de clarifier ces attentes si nous voulons éviter les malentendus et faire l’objet d’une réduction du niveau  de confiance. Des choses simples comme par exemple, ne pas retourner des appels téléphoniques ou répondre à des lettres peuvent créer la perception d’un manque de fiabilité.

L’Equité : Ce sera pratiquement impossible de créer de la confiance si nous manquons d’intégrité dans notre comportement et si nous sommes partiaux ou injustes dans la résolution de problèmes. Comment prend-on les décisions dans l’Eglise ? Les gens pensent-ils qu’elles  sont prises de façon juste, sans préjugés ou bien quelques personnes se sentent-elles exclues du processus de décision ?

Le Soin : Sans une préoccupation sincère pour le bien-être des membres de l’Eglise, la confiance peut être seulement superficielle et orientée sur des tâches à accomplir. Construire des rapports avec un haut degré de confiance exige que nous soyons plus profonds et que nous prenions soins des autres. Pour l’Eglise, ceci ne doit pas faire partie des nouvelles !

En conclusion nous devons retenir que pour que les gens placent leur confiance en nous, nous devons être dignes de confiance et nous devons aussi vouloir placer notre confiance en d’autres personnes.  

Généralement, la confiance se gagne. La confiance se décrit comme étant la colle émotionnelle de toute institution. Ceci nous amène à penser que l’utilisation de la colle nous mettra parfois dans des situations où l’on ne peut se dégager facilement. La confiance implique un risque personnel, mais en le prenant, nous allons vers un niveau plus profond de confiance.

Publié dans ETUDES BIBLIQUES

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